Sur la Hotchkiss 1914

Mitrailleuse régimentaire française mise au point en 1914 produite par la firme Hotchkiss et Cie jusqu'en 1920. Elle a été la mitrailleuse standard de l'armée française durant la Première Guerre mondiale. L'arme est fabriquée en aciers forgés et machinés de bonne qualité et ne comporte que peu de pièces ─ 32 en tout. Elle se démonte facilement en cinq composantes principales, et cela sans outils. Cependant, elle est un peu lourde à 53 livres, surtout lorsque comparée à la Browning 1919. Fait à noter, le mécanisme de cette mitrailleuse a été mis au point par un Autrichien: le baron Odkolek, dans son atelier de Vienne. Le brevet a été rapidement acheté par la firme parisienne de Benjamin Hotchkiss, et perfectionné par l'armurier américain Laurence Benet et de l'armurier français Henri Mercier. L'arme est fixé sur un trépied et utilise une cartouchière latérale rigide en guise d'approvisionnement. Pour dissiper la chaleur, des radiateurs improvisés ont été fixés sur la partie arrière du canon près du bloc culasse: c'est une arme refroidie par air. L'armée française la testa avec succès en 1897 et 1898 et est adoptée en 1900. La Hotchkiss tir à culasse ouverte, et sa cartouchière latérale s'éjecte lorsque vidée. Elle peut tirer 140 cartouches en continu avant qu'une pause de refroidissement soit nécessaire. Ses dimensions relativement compactes lui ont permis d'être affûtée dans les premiers chars français, de même que dans des avions. Une bande métallique souple de 250 cartouches a également été produite.
Hotchkiss obtint également une licence de l'État français pour l'exporter à l'étranger. Le Japon s'intéressa à la mitrailleuse Hotchkiss et la chambra en calibre 6.5x50 Arisaka, qu'elle utilisa durant Guerre russo-japonaise. Les Japonais en produiront une version alourdie appelée Type 92 en calibre 7.7x58. La Hotchkiss 1914 a également été utilisée par l'armée mexicaine en calibre 7x57 Mauser. Durant la guerre, la France produisit 47,000 exemplaires de la Hotchkiss 1914 et 7000 autres pour le corps expéditionnaire américain. Durant l'entre-deux guerres, de nombreux lots de surplus seront vendus en Italie, en Grèce, en Espagne, au Pérou, en Pologne et en Turquie.