Sur le fusil-mitrailleur Huot
Arme automatique canadienne mise au point au Québec par un machiniste de Richmond. Le but recherché était de doter le Corps expéditionnaire canadien d'un fusil-mitrailleur léger et peu coûteux pour pallier au manque de puissance de feu au niveau de la section. L'arme est basée sur la carabine Ross retirée du service dont elle partage 33 morceaux, dont le verrou et la culasse. Sa mise au point était donc simplifiée. L'arme est actionnée par un piston à gaz avec une agraffe arrimée à l'arrière de la culasse. Le recul est amorti par un coussinet situé à l'arrière de la culasse. L'ensemble du bloc culasse est enveloppé par de la tôle estampée. Le système de refroidissement est le même que celui du fusil-mitrailleur Lewis. Le Huot a été testé à l'automne 1916 et s'est avéré prometteur. L'arme était plus maniable en tranchée que le Lewis et pouvait être utilisée même après avoir été immergé dans l'eau boueuse. Les enrayages étaient rares. Le chargeur tambour s'emboitait facilement. Les évaluateurs sont à la fois surpris et ravis par ce prototype. Cependant, le Huot avait certains défauts: son piston à gaz s'encroutait après 4000 coups et le canon s'usait après 10,000 coups. Malgré ces lacunes, le Huot devait être produit à 5000 exemplaires au coût unitaire de $50, ce qui en fait une arme plus économique que le Lewis à $1000 l'unité. Le Huot ne tire qu'en mode automatique seulement, contrairement au fusil-mitrailleur BAR américain et le tireur devait éloigner son visage pour éviter de se meurtrir les joues par le recul, ce qui gênait un peu la visée... La guerre se termina avant son entrée en service.